Je suis engagé dans trois formes de routines.
Les unes avec lesquelles je m'efforce de rire au quotidien, les autres, plus fugaces, dont il m'arrive d'établir les rapports et encore celles dont mon âme est la cause et à propos desquelles je soupçonne qu'il est possible d'entrevoir quelque chose. Mais comment le dire
ici.
Ou là.
par murcia
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"j'aurais aimé m'apercevoir qu'au moment de parler une voix sans nom me précédait depuis longtemps".
Je refermai le livre et l'achetai. C'était l'automne, peut-être le 15 octobre de l'an de grâce 2004, sur la place face au tribunal où son frère,
Léonard Bernard de la Gatinais, était procureur général. Son frère bien sûr d'esprit, qui l'avait accusé au nom de la voix sans nom. Comme notre père, Léonard pensait que la délinquance nous mettait tous à la peine et que le fil qui liait notre nation à
l'étrangement autre devait sans doute être coupé, combattu radicalement. Pas de joie possible. La tristesse est la condition du sérieux qui maintient le navire à flot. Le péril n'est une joie que pour Dieu, pas les officiers de Dieu.
Le lendemain, je rencontrai Eléonore.
par murcia
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Que le catalogue en question s'appelle Electre me trouble. Electre était pour moi un personnage de théâtre revenu de la nuit des temps pour épauler son frère contre l'auteur de la pièce qui prétendait contrôler son destin. Pour finir, elle brûlait une page du classique grec où son destin était prétendument scellé. Les mots sont bel et bien des lieux d'appropriation et, pour bien insister là-dessus, l'appropriation est la forme même de l'espace humain. Ce qu'on appelle des concepts, ce n'est rien d'autre.
Les éditions de minuits ont-elles déjà publié le Paris-Tombouctou de Pierre Henri, ou celui de Morand. Faut-il ajouter quelque chose à ces deux mots pour avoir l'élégance de ne pas choquer personne, comme le sous-titre "ou le festin cru". Ce qui est sur, c'est que l'affaire des rognons de pédophile joue un rôle clé dans le fonctionnement de l'intrigue.
par murcia
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Voilà ce qu'il est important de considérer dans un blog, le temps, c'est à dire non pas la pendule ou l'horloge, mais la courbe, l'étage de l'âme qui fait des mots des concepts. Ou des intensités. Ou comme vous voulez. Des tendances seraient ici, à propos de
Google, plus approprié puisque nous évoquons le baroque, Deleuze et Leibniz. Le sens du mouvement qui, analytiquement considéré n'en a pas. Et voilà ce qui fait notre sens de créature, considérée de la mort à la naissance. La courbe. C'est pourquoi le Festival, ce n'est pas l'unique raison, c'est pourquoi j'ai tellement apprécié à cette époque de ma vie de me trouver au milieu du Festival des
Nocturnes du Grand Pressigny. Ce mois de juillet de l'an de grâce 2007. Beaucoup de gens on trouvé macabre que des morts racontent leurs histoires, mais comment donner du sens à l'histoire d'un être. Il y quelque jours, j'ai acheté un livre à la Kermesse du village. Eh! bien, c'est le Manuel du Savoir Mourir. Voilà qui fait également partie des vertus du bizarre, a moins que vous ne préfériez tout savoir sur la fabrication du concept de
Neuvy-le-Roi.
par murcia
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J'ai posé une question à
David. Ce n'est pas sans anxiété que j'attends sa réponse car "my comment is awaiting modération". J'ai parlé du Mali, demandant si, ingénieur en formation il souhaitait accompagner notre équipe présidentielle nomade au Mali pour des machines agricoles. Il y a de l'
AFDI là-dedans mais aussi une remarque faite, à je ne sais plus quelle télé) sur la puissance des
médias numériques et la production des politiques.
par murcia
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Qu'à cela ne tienne, nous allons à la piscine municipale du Grand Pressigny, cette après-midi. Si j'ai le temps après mon reportage sur des maliennes qui passent dans le coin dans le cadre d'un échange entre les agriculteurs d'ici et de là-bas. Elles rêvent d'emmener l'eau qu'on a en trop. Dans le bain, on voit bien que c'est comme dans la vie. Mais je crois que l'hygienne se pose les mêmes problèmes, puisque c'est toujours une question de faire que les gens soient propres. A la ville comme à la piscine. Mais ce milieu aseptisé, ça rend les gens fragile et du coup ça necessite encore plus d'hygiène et dont d'"Agression". Mais bon, si je peux, ça va pas m'empêcher de plonger sans palme ni bouée. Bien à vous.
par murcia
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Parce que je sais écrire, m'a dit l'homme.

Alors il s'était installé avec son bloc-note à l'assemblée annuelle des anciens combattants et avait rédigé un article pour la Nouvelle République. Et puis, voyant que la Nouvelle République ne le publiait pas il avait téléphoné au correspondant local d'alors, qui lui avait conseillé d'écrire au grand patron à Tours. Et là non plus, pas de réponse.
Il veut des explications et c'est pourquoi il vient me voir. J'entends son pas lourd qui monte l'escalier de bois. Je le fais entrer dans le salon. Il baisse la tête pendant de si longues périodes que j'ai le sentiment d'être pris à parti par une casquette. Il fume une cigarette jaune, cherche longuement la première phrase de la lettre qu'il a écrit au patron du journal. Il veut la citer précisément mais il n'y arrive pas.
Il a fait son service militaire en 56-7. Quelle guerre, me dis-je, a fait cet homme? Puis Jojo arrive avec ses enfants, sa copine et Ilouchka, la hongroise brésilienne. Je fais passer l'homme dans le bureau. Cet homme frustré d'avoir écrit pour une usine à gaz et qui omet de se demander si quelqu'un a seulement cligné des yeux devant son article. Cet homme qui se livre sans doute pieds et poings à l'interprétation du silence et de l'indifférence.
Je le connais, cet homme, ce vieil homme. Je me souviens de la devise de mon régiment, quand j'étais militaire, à Landau, en Allemagne. Un régiment de transmission. Ne crains que le silence, rien d'autre (Rien ne crains que le silence).
Mon blog
par adèle
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